Après quelques semaines de somnolence, ce blog se réveille avec un petit tour photographique à travers, la Bolivie bien entendu, mais aussi quelques bribes du Brésil et du Paraguay.
Après des fêtes de fin d’années vraiment pas comme les autres, à manger des piranhas lorsque d’autres se goinffraient de foie gras,
à passer cinq jours dans une hacienda du Pantanal, région sauvage de l’Ouest Brésil, des heures dans des bus ou des trains tous plus chaotiques les uns que les autres, et un passage à
Asuncion, ville fantôme, place à une explorarion purement bolivienne, du Salar d’Uyuni, plus grand désert de sel d’Amérique Latine, en passant par la jungle du Chapare sous une pluie
torentielle, ou encore Santa Cruz et les anciennes mines d’argent de Potosi…
Tout commença donc par une halte à Santa Cruz, ville centrale de Bolivie rvendiquant son autonomie et faisant partie de la fameuse Media Luna, nom désignant les quatre provinces les plus riches
de l'est du pays formant géographiquement un croissant de Lune. La cathédrale sur la place principale.
L'Hôtel de ville.
Nooormal......
Pour aller de Santa Cruz jusqu'à la frontière brésilienne vingt heures de train s'offraient à nous. Un train chaotique, appelé jusqu'au début
des années 80 le "train de la mort" : étant donné le niveau élevé des tarifs pour la population locale, c'était caché sur le toit des wagons que les passagers effectuaient la traversée, souvent
propulsés par-dessus bord suite aux violentes secousses de la micheline.
Bienvenus au Brésil, à l'orée du Pantanal, région sauvage de l'Ouest du pays. Un casi "no man's land" représentant plus de six fois la France, peuplé de grandes propriétés fermières, de
toutes sortes d'animaux sauvages et surtout...de moustiques.
Ah bon...
Les fameux piranhas...
...et les pseudo pêcheurs...
Bon..il y a quand même pas mal d'arrêtes...mais c'est vraiment pas mauvais.
...
Après le Brésil, un passage éclair au Paraguay et sa capitale Ascunción. Et voici le plus beau souvenir de ce passage dans cette ville...fantôme. Au coin d'une rue de la place
principale, une petite boutique, semblable au bouquiniste des quais de Seine, emplie de trésors, des bouquins aux posters collectors, en passant par des balles de AK-47 de la guerre du Chaco du
début du siècle, tenue par une bande de paraguayen du troisième âge sirotant du vin argentin...mythique. On a pas pu décoller. Une après-midi entière à partager bavardages, victuailles,
parties d'echec...une rencontre inoubliable, des gens tellement intéressant, conclue par l'ouverture, prévu initialement pour le nouvel an, d'une de nos deux bouteilles de Bordeaux ( un
trésor ici ) ramenée de France. On a promis de repasser au coin de cette rue...ce sera chose faite...
Retour en Bolivie. Avec quelques photos, tout de même, d'une des collines surplombant la ville, de...Cochabamba.
re ah bon...
Coucher de soleil sur la ville adoptive.
Place à quelques photos du Chapare, région tropicale dans le Nord du département de Cochabamba. Une jungle verdoyante et humide dans laquelle on chemine souvent la tête dans les nuages.
ç
...
Le Chapare a connu ces dernières semaines le passage d'une sorte de mini cyclone appelée "la ñina". Comme souvent lors de la saison des pluies qui court en Bolivie à travers les mois de
Décembre, Janvier et Fevrier, des très forte crues perturbent l'existence des locaux. Mais cette année, plus de 30 000 chapareños ont tout perdu au cous de ces précipitations anormalement
violentes...
Le "pont de Incas"...datant comme son nom l'indique du temps où cette ancienne civilisation peuplait la région. Malgré le fait qu'il soit régulièrement renforcé...
...c'est quand même pas rassurant...
Direction ensuite le Sud du pays, et les fameuses mines de Potosí. Située à plus de 4000 mètres d'altitude, ville la plus haute de Bolivie avec La Paz, Potosí abrite donc les plus célébres mines
d'argent d'Amérique Latine. Avant la période de colonisation espagnole, Potosí à même jouit pendant près d'une centaine d'années du statut de ville l'une des plus peuplées du monde tant ces
trésors d'argent lui permirent de se développer. Jusqu'à l'arrivée des espagnols, qui exploitèrent et pillèrent les montagnes d'argent. Aujourd'hui, même si l'argent a casiment disparu, les mines
continuent d'être exploitées, et en les visitant c'est malheureusement souvent de très jeunes garçons que l'on voit pousser sur les rails des chariots pesant près d'une tonnes de matériaux.
la fine équipe...
Voici le Dieu de la mine, la statue que les mineurs vénérent et qu'ils couvrent d'offrandes de toutes sortes, telles des feuilles de coca, des cigarettes de mineurs ou encore de l'alcool de
mineurs, à 96 degrés, s'apellant tout bonnement "Alcool", et permettant aux mineurs de tenir le coup...
Ce Dieu est appelé le "Tío", oncle en espagnol, non pas qu'il soit considéré comme un oncle, mais tout simplement à cause de l'absence, dans l'alphabet Quechua, de la lettre D. Ne pouvant,
alors, pas l'appeler "Dio" (Dieu), le T a donc au cours des siècles remplacé le D.
Encore plus au Sud de Potosí, s'étend le Salar d'Uyuni, le plus grand désert de sel d'Amérique Latine. C'est juste un paysage ahurissant, surtout lorsque l'on a la chance de le voir jonché des
quelques centimètres d'eaux apportés pas les pluies...
La terre est alors le miroir du ciel...
et les silouhettes au loin sont perdues entre ciel et terre.
Au bord du Salar, des ruines de la période pré-incas.
Voici Mosquetero, l'un de nos partenaires d'ascencion d'une colline...
(enfin colline dont le sommet est tut de même à 4000m d'altitude) de laquelle on domine à la fois le Salar et les communautés alentours...
Pour finir, sur le chemin du retour, entre Uyuni et Oruro, la saison des pluies, encore elle, ayant fait déborder un des fleuves longeant les rails, voici l'endroit où notre train resta bloqué pendant près de trois heures. Obligé, alors, de gravir la colline pour prendre des photos, mais surtout...
pour se fair offrir par la seule âme qui vive à des kilomètres à la ronde, une grand-mère parlant Quechua, Aymara, out sauf espagnol...
un petit déjeuner...
Un Morales "en papier" , brûlé par des
manifestants, il y a deux semaines, à Cochabamba